Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 22:42
Emballé par la vidéo vue sur le blog de YEP (dans mes favoris) ou un Frison joué avec un ballon je me suis mis en demeure de soumettre Faraon au jeu du ballon.

 

La vidéo de ce frison paraissant tellement naturelle, je pensais que Faraon allait adorer ça.
Malgré le mauvais cadrage de la vidéo, et le bruit du tracteur qui travaillait dans le champ voisin, vous pourrez constater de visu qu'il n'en fut rien.
Plus surpris que effarouché par cet objet bizarre Faraon n'a manifesté aucun intérêt. Mais c'est bien sur !! Le ballon a du sens pour nous humains par ce qu'il fait parti de notre univers ludique depuis notre plus petite enfance. En revanche pour un cheval il ne représente rien.
En imaginant que Faraon allait jouer spontanément, j'ai raisonné humain et non cheval.
Le jeu de ce Frison est donc le résultat d'un travail d'habituation et d'éducation. Il est certainement  un sujet particulièrement doué et sensible, ce qui n'enlève rien au plaisir du spectacle qui permet d'oublier le travail préalable effectué en amont.
Je reviendrais plus tard avec mon ballon auprès de Faraon car pour l'instant je ne souhaite pas perturber l'acquisition d'exercices plus élémentaires et fondamentaux.
Par jmistral - Publié dans : FARAON - Communauté : Mon cheval et moi
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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 19:48

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Au dessous de la Loire , limite géographique de la culture de l'olivier, la récolte des olives se fait toujours fin novembre début décembre. Autant dire qu'elle ne ressemble en rien  à la cueillette des autres fruits qui, du début du printemps pour les cerises, à la fin de l'été pour les pommes se déroulent par des températures clémentes.

Cueillir  les fruits de l'été c'est aussi assouvir sa gourmandise en prélevant à la source la part du cueilleur. En gourmand invétéré j'avoue prélever plus que ma part et mes paniers se remplissent toujours lentement. Les olives, amères comme le fiel quelque soit leur degrés de maturité, ne détournent pas le cueilleur de son austère besogne. Les doigts agiles n'ont pas le temps de s'engourdir dans le froid vif des journées d'automne ventées. Mais en contre partie les olives au fil du travail laissent sur les mains leur douce transpiration. La peau est douce et lice après le travail. Écraser une olive dans vos main et imprégner les du jus légèrement collant au début puis, dès que la peau à absorbée ces sucs, souple et douce, les mains glissent alors facilement l'une contre l'autre. Pour la récolte les grands exploitants utilisent des peignes vibrants électriques pour facilter le travail. Comme tous les modestes producteurs nous les cueillons à la main. WP 000494

Cette année la récolte a été particulièrement abondante. En partie grâce à une taille rigoureuse et à un apport modéré d'engrais. Un arbre bien taillé doit pouvoir être traversé par le vol d'un oiseau dit-on. 

Mes oliviers ont été plantés à partir de rejets récupérés sur des oliviers abandonnés, le but était de profiter de leur aspect décoratif. Avec cinq oliviers et presque 80 kilos d'olives  et plusieurs journées de travail j'aurai cette année peut être 10 litres d'huile, autant dire pas grand chose en rapport avec notre consommation. Mais c'est notre huile et on la déguste toujours avec affection. 

L'olivier est un arbre généreux  qui offre la légèreté de son feuillage bleuté en toute saison et fournis par ses fruits  l'huile de base de la cuisine méridionale. C'est un arbre qui n'aime pas les milieux humides en revanche il apprécie les arosages peu fréquents mais abondants à l'image du rythme des précipitations en climat méditerranéen. 

WP 000489Suivant le degrés de maturité et la catégorie  des olives leur couleur varie du vert au violacé. l'huile extraite des olives vertes est plus corsée que celle issue des olives dont la maturité est plus avancée.

La première préssée est souvent l'occasion de frotter d'ail quelques tartines de pain un peu sec et de les dégustées largement arosées de la première huile de l'année.

J'ai laissé volontairement quelques olives sur les arbres pour les ramasser après quelles aient subi les premières gelées. J'ai déjà constaté qu'avec une plus grande maturité et après le gel elles perdent naturellement beaucoup de leur amertume. Mes petites expériences n'ont pas toujours un franc succés gastronomique mais ça m'amuse.

Par jmistral - Publié dans : Provence - Communauté : Loisirs & Passions
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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 21:55

Je voudrais aborder un sujet qui a souvent alimenté ma réflexion sur ce que ma relation avec les chevaux m'a apporté pour mener à bien ma vie professionnelle.

Dans le passé j'ai eu à, diriger des équipes, animer des groupes de projet, et enfin accompagner des entreprises dans leur démarche de changement.

La réussite de ces missions a toujours été conditionné par  la capacité que je devais avoir de, fédérer et optimiser des compétences individuelles en stimulant les personnalités, obtenir l'adhésion de chaque membre d'un groupe à l'atteinte d'un objectif commun,  permettre à chacun de s'approprier la réussite du groupe et de s'y valoriser en tant que acteur, créer un espace de libre expression tout en garantissant le respect des règles du jeu.

Comme tout ce qui touche aux relations humaines la tâche est complexe et la place faite à l'intuitif déterminante pour adapter à l'action la rigidité des logiques préétablies.

 

Tout comme le cheval:

- Le groupe ne verbalise pas, chacun de ses membres parle mais le groupe en tant que tel se contente de réagir aux actions de son pilote.

- Le groupe est physiquement et dynamiquement plus fort que celui qui le dirige.

- Le groupe à besoin d'être mis en confiance pour se fier à la clairvoyance de son manager.

- Le groupe, ou ce que l'on appelle l'esprit d'équipe, est fragile et a besoin pour se construire d'un tuteur responsable.

 

Les chevaux m'ont habitué à être patient à discerner dans des réactions anodines la marque d'une régression ou d'un progrès en devenir. Ils m'ont appris à surmonter mes peurs et dans des situations critiques à accepter la violence de leur réaction comme une composante salutaire à l'établissement d'un climat de confiance et à l'épanouissement du dialogue. Ils m'ont permis de découvrir que la coercition enferme dans une logique nocive qui ne mène qu'à l'échec.

Ils m'ont aussi habitués à accueillir modestement les victoires et à considérer que seule la vigilance est la persévérance sont génératrices de succès. Dans des contextes toujours rigoureusement conditionnés par l'écoulement du temps j'ai souvent été reconnaissant aux chevaux de m'avoir habitué à ne pas confondre vitesse et précipitation.

A la lumière de mon expérience personnelle je pense que les chevaux, ces formateurs que l'ont ignore, pourraient  être utilement intégré à des cycles de formation pour managers.  Pour les utiliser comme outil pédagogique il faut exclure  la pratique de la  technique sportive, qui nécessite un long apprentissage,  et centrer le programme sur la pratique relationnelle. Afin de rendre quantifiable le temps de formation il faut disposer de chevaux épanouis ayant conservés leur capacité d'expression et déjà respectueux des règles de base de la relation avec l'homme.

 

 

Par jmistral - Publié dans : Opinion - Communauté : Monde équestre
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Mardi 15 novembre 2011 2 15 /11 /Nov /2011 13:50

Comme pour venir étayer le propos développé  dans l'article précédent Faraon, dont je me flattais de la sérénité naturelle, m'a donné aujourd'hui matière à une séance prochaine de bricolage.

Je m'explique. Les terrains étant particulièrement détrempés j'ai décidé de faire une toute petite séance en liberté dans un près  sur lequel le rond de longe a été pris. (ci dessous un petit croquis pour remplacer un long discours)

Faraon était d'humeur belliqueuse. Alors que je le poussait d'un geste pour qu'il prenne le trot il pris le galop et me gratifia d'un simulacre de ruade très explicite dans ma direction. Je réagi instantanément en me dirigeant vers son arrière main pour le chasser vigoureusement. Il reçu le message 5 sur 5 et accéléra l'allure en fuyant . Malheureusement sa trajectoire l'a conduit dans l'étroit passage entre la clôture du près et celle du rond de longe. Arrivé dans le cul de sac à l'extrémité, se sentant bloqué, il a sauté de pieds ferme le fil de clôture. Mais un contre haut de pieds ferme à 1m 30 les postérieurs sont restés à la traîne s'empêtrant au passage dans la clôture. Quelques ruades pour se libérer et le voila rentré tout droit dans son parc.

Je suis allé le récupérer et nous sommes retourné tranquillement dans le près histoire de dédramatiser la situation car il s'est fait peur. J'en veux pour preuve qu'il soit allé se réfugier dans son environnement familier.

  Image3

Il va donc falloir réparer tout ça et effacer ce mauvais souvenir de sa mémoire. Quand je vous disais que même les plus calmes peuvent s'affoler. Si il avait été monté et aux ordres cet incident ne serait bien sur pas produit.

Par jmistral - Publié dans : Passion cheval - Communauté : Mon cheval et moi
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Mardi 15 novembre 2011 2 15 /11 /Nov /2011 05:41

IMGP0877Le commentaire de "Dacaio" justifie que je prenne la peine de développer ma réponse.

Une clarification s'impose sur la différence qu'il y a dans mon esprit entre soumission, compréhension, acceptation.

Je suis, et vous avez déjà du le constater, adepte d'une relation respectueuse avec les chevaux afin d'en faire des partenaires et non des esclaves. Néanmoins nous ne devons jamais oublier qu'en posant les fesses sur les 4 ou 500 kilos de muscles d'un animal de proie nous lui confions notre vie. Des millénaires  d'évolution ont encrés profondément dans son comportement des réflexes ataviques qui lui dictent, d'abord de réagir, et de réfléchir en suite. Aussi grand soit notre talent, (et je suis conscient de la modestie du mien) nous ne pouvons modifier ce qui a permis à son espèce d'arriver jusqu'à nous. Vous savez ! ce qui est réputé revenir au galop !

Par chance pour nous le cheval est un animal grégaire aux relations sociales bien codifiées qui le conduisent à confier sa destiner à un dominant qui prends en charge la sécurité du groupe.

Faraon fait partie des chevaux qui ont beaucoup de sang froid. Même les plus débonnaires peuvent réagir au centième de seconde.

L'acceptation ou la compréhension sont des attitudes d'apprentissage qui font appel à la réflexion. La soumission est un état permanent dans lequel le cheval se place par rapport à son dominant. État qui lui apporte du confort puisqu'en situation d'alerte c'est le dominant qui dictera le comportement du groupe.

Il est donc impértatif voire vital de pouvoir gérer les réflexes de notre compagnon et pour ce faire de se placer dans la position de celui dont les ordres ne se discutent pas.

Le bonheur en équitation passe par "penser cheval" avant de panser son cheval.

Par jmistral - Publié dans : Passion cheval - Communauté : Mon cheval et moi
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